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Rhône-Méditerranée : 15 nouvelles "rivières en bon état"

7 décembre 2016

Crédit : Jean-Luc RIGAUX L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée & Corse décerne le label "rivière en bon état" pour rendre visible les progrès obtenus dans la reconquête de la qualité des eaux. Cette information, destinée au grand public, intéresse aussi bien les citoyens que les acteurs de l’eau. Récemment, 15 nouvelles rivières viennent d’être labellisées "en bon état". Elles rejoignent la liste de plus de 60 rivières déjà concernées depuis le lancement du label en 2014.

Le principal critère d’éligibilité au label "rivière en bon état" est de pouvoir justifier de l’atteinte du bon état, au sens de la directive-cadre sur l’eau (DCE*), au moins deux années depuis 2012. La qualité de l’eau des rivières de Rhône-Méditerranée & Corse s’est fortement améliorée grâce aux actions mises en place pour réduire la pollution, mieux partager l’eau entre les usagers et les milieux aquatiques, redonner un fonctionnement naturel au cours d’eau, permettre la circulation des poissons ou des sédiments et préserver les zones humides.

15 nouvelles rivières viennent donc d’être labellisées "en bon état" : parmi elles, le Gardon de Sainte-Croix (Lozère), le Coulomb (Alpes de Haute-Provence) ou encore la Vésubie (Alpes-Maritimes). La moitié des rivières des bassins Rhône-Méditerranée et Corse atteignent aujourd’hui le bon état et peuvent potentiellement accéder au label. Ce dernier s’appuie sur un travail de suivi rigoureux des rivières : l’Agence de l’eau collecte ainsi chaque année 3 millions de données sur les cours d’eau et établit un classement selon 5 niveaux de qualité.

Sur le site de l’Agence de l’eau RM&C : consulter la liste des rivières labellisées "en bon état"




Accéder à l’application mobile et tablette "Qualité rivière"

Sur www.naiades.eaufrance.fr, accéder aux données sur la qualité des eaux de surface.

Sur www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr, accéder aux informations sur l’eau dans le bassin Rhône-Méditerranée.

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Glossaire des mots associés à la page

Directive cadre sur l'eau (DCE)

Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau, communément appelée directive cadre sur l'eau (DCE). Elle fixe des objectifs environnementaux et des échéances pour améliorer l'état écologique et l'état chimique des masses d'eau de surface ainsi que l'état quantitatif et l'état chimique des masses d'eau souterraine. Certaines masses d'eau, créées par l'activité humaine ou fondamentalement modifiées dans leurs caractéristiques par l'activité humaine, peuvent être désignées comme respectivement masses d'eau artificielles (MEA) ou masses d'eau fortement modifiées (MEFM). Dans ce cas, leurs caractéristiques et leur fonctionnement écologiques sont décrits par un potentiel écologique. La DCE fixe en particulier l'objectif général d'atteindre le « bon état » ou le « bon potentiel » des masses d'eau d'ici 2015, et établit une procédure de planification à cette fin. Suivant des cycles de gestion de six ans (2010-2015, 2016-2021, 2022-2027...) et au sein de chaque bassin ou groupement de bassins, un état des lieux doit être réalisé, un programme de surveillance doit être défini, une participation du public doit être assurée dans le cadre de l'élaboration du calendrier, du programme de travail et de la synthèse provisoire des questions importantes, ainsi que des projets de plans de gestion (qui sont inclus dans un SDAGE) et de programmes de mesures. Dans une logique de développement durable, les considérations économiques ont été explicitement prises en compte dans la directive. Ainsi, des exemptions sont prévues à l'atteinte du bon état et du bon potentiel d'ici 2015, qui peuvent être justifiées notamment par des coûts disproportionnés. Il doit, de plus, être fait état des mesures prises en matière de tarification de l'eau et de récupération des coûts des services de l'eau.