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Connaissance des lagunes : quel bilan ? Quelle stratégie ?

1er juillet 2016

Les lagunes littorales constituent un patrimoine naturel emblématique qui participe à l’image des côtes méditerranéennes. Leur qualité paysagère et leur richesse écologique en font des pôles d’attraction aussi bien pour la faune et la flore que pour les usages de l’Homme. Afin d’en savoir plus sur les connaissances actuelles liées à cette thématique, l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée & Corse (RM&C) a publié une note d’information : l’occasion d’en savoir plus sur la stratégie élaborée dans le cadre du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE*).

Les lagunes sont des milieux riches mais fragiles, au fonctionnement complexe et particulièrement exposés aux pressions physiques et aux pollutions compte tenu de la forte anthropisation de leurs bassins versants. Les enjeux de restauration de ces milieux, identifiés dans le nouveau SDAGE* 2016-2021, sont forts. De plus, l’atteinte du « bon état » des eaux demandé par la directive-cadre sur l’eau (DCE*) n’est pas encore optimale. Dans ce cadre, une note intitulée « Connaissance des lagunes : bilan et stratégie dans le cadre de la mise en œuvre du SDAGE* 2016-2021 » vient de paraître.

Réalisée par l’Agence de l’Eau RM&C, elle présente un bilan synthétique des connaissances disponibles sur les lagunes. La note ne s’apparente pas à un bilan exhaustif mais propose un focus sur les problématiques qui affectent l’état ou le fonctionnement de ces écosystèmes : les pressions et leurs impacts sur le milieu. Elle identifie également les questions prioritaires de Recherche & Développement auxquelles les professionnels doivent répondre pour comprendre les processus en jeu sur les lagunes et identifier des leviers efficaces pour restaurer leur qualité et atteindre le bon état exigé par la DCE*.

Sur le site de l’Agence de l’Eau RM&C : Accéder à la note d’information sur les lagunes




Sur quadrige.eaufrance.fr, accéder au site sur la gestion et la valorisation des données de l’environnement littoral.

Sur www.eaufrance.fr, accéder à la page consacrée aux eaux littorales, estuaires et lagunes.

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Glossaire des mots associés à la page

Directive cadre sur l'eau (DCE)

Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau, communément appelée directive cadre sur l'eau (DCE). Elle fixe des objectifs environnementaux et des échéances pour améliorer l'état écologique et l'état chimique des masses d'eau de surface ainsi que l'état quantitatif et l'état chimique des masses d'eau souterraine. Certaines masses d'eau, créées par l'activité humaine ou fondamentalement modifiées dans leurs caractéristiques par l'activité humaine, peuvent être désignées comme respectivement masses d'eau artificielles (MEA) ou masses d'eau fortement modifiées (MEFM). Dans ce cas, leurs caractéristiques et leur fonctionnement écologiques sont décrits par un potentiel écologique. La DCE fixe en particulier l'objectif général d'atteindre le « bon état » ou le « bon potentiel » des masses d'eau d'ici 2015, et établit une procédure de planification à cette fin. Suivant des cycles de gestion de six ans (2010-2015, 2016-2021, 2022-2027...) et au sein de chaque bassin ou groupement de bassins, un état des lieux doit être réalisé, un programme de surveillance doit être défini, une participation du public doit être assurée dans le cadre de l'élaboration du calendrier, du programme de travail et de la synthèse provisoire des questions importantes, ainsi que des projets de plans de gestion (qui sont inclus dans un SDAGE) et de programmes de mesures. Dans une logique de développement durable, les considérations économiques ont été explicitement prises en compte dans la directive. Ainsi, des exemptions sont prévues à l'atteinte du bon état et du bon potentiel d'ici 2015, qui peuvent être justifiées notamment par des coûts disproportionnés. Il doit, de plus, être fait état des mesures prises en matière de tarification de l'eau et de récupération des coûts des services de l'eau.

Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE)

Document de planification de la gestion de l'eau établi pour chaque bassin ou groupement de bassins, qui fixe les orientations fondamentales permettant de satisfaire à une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau, détermine les objectifs assignés aux masses d'eau et prévoit les dispositions nécessaires pour atteindre les objectifs environnementaux, pour prévenir la détérioration de l'état des eaux et pour décliner les orientations fondamentales. Les SDAGE, approuvés pour la première fois en 1996 en application de la loi sur l'eau de 1992, ont été mis à jour fin 2009 pour répondre aux exigences de la directive cadre sur l'eau (DCE). Ils incluent désormais les plans de gestion prévus par cette directive. Le SDAGE est élaboré et adopté par le comité de bassin, et approuvé par le préfet coordonnateur de bassin. Le secrétariat technique de bassin constitue l'instance technique en charge de rédiger les éléments constitutifs du SDAGE. Il est établi pour la durée d'un cycle de gestion de six ans (2010-2015, 2016-2021, 2022-2027...) et est accompagné d'un programme de mesures qui identifie les mesures clefs permettant d'atteindre les objectifs définis. Les programmes et les décisions administratives dans le domaine de l'eau ainsi que les schémas départementaux de carrières (SDC) doivent être compatibles, ou rendus compatibles, avec les dispositions du SDAGE. Les schémas de cohérence territoriale (SCOT), les plans locaux d'urbanisme (PLU) et les cartes communales doivent être compatibles, ou rendus compatibles dans un délai de trois ans, avec les orientations fondamentales et les objectifs de qualité et de quantité définis par le SDAGE.