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Une perte de 6% des habitats humides naturels en 30 ans

20 mai 2016

La Convention de Ramsar est un traité international adopté le 2 février 1971. Elle vise à conserver et utiliser de façon rationnelle les zones humides (au sens large) par des actions locales, régionales ou nationales et par la coopération internationale. Qu’en est-il de l’occupation du sol au sein des sites Ramsar de France métropolitaine ? C’est ce que propose une rétrospective 1975-2005 centrée sur les milieux humides remarquables, des espaces naturels menacés.

Les milieux humides naturels ont été transformés au fil des années par l’exploitation agricole, l’accroissement démographique ou encore le développement technologique. Au cours du 20ème siècle, ils ont perdu au moins 50% de leur superficie. En France, 44 sites sont désignés Ramsar, dont 33 en métropole. Dans le cadre de l’Observatoire National des Milieux Humides, l’évolution de l’occupation du sol dans les 32 sites métropolitains désignés avant 2015 a été étudiée à partir d’images satellites. Optimisée pour une grande échelle, la méthode permet de mettre en évidence des tendances globales sur l’ensemble des sites.

La publication montre qu’entre 1975 et 2005, les milieux humides naturels ont régressé de 6% soit (16 500 ha), et les milieux humides artificiels progressé de 38% (12 400 ha). Les milieux humides naturels qui ont le plus régressé en 30 ans sont les marais, lagunes, forêts inondables et prairies humides. À l’inverse, lacs et étangs artificiels ont fortement progressé. Les conversions de milieux humides naturels en terres agricoles et milieux urbains ou en milieux humides artificiels se poursuivent, bien qu’elles semblent avoir ralenti entre les périodes 1975-1990 et 1990-2005. Un renforcement de leur protection reste donc bien toujours d’actualité.

Accéder à l’étude "les milieux humides remarquables, des espaces naturels menacés. Quelle occupation du sol au sein des sites Ramsar de France métropolitaine ? Rétrospective 1975-2005"

Sur www.eaufrance.fr, accéder à la page consacrée aux milieux humides.

Sur www.zones-humides.eaufrance.fr, en savoir plus :
- sur la Convention de Ramsar sur les zones humides
- sur les sites Ramsar en France.

Sur www.documentation.eaufrance.fr, consulter le zoom thématique sur les zones humides.

Sur indicateurs-biodiversite.naturefrance.fr, en savoir plus sur l’Observatoire National des Milieux Humides.

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Glossaire des mots associés à la page

Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE)

Document de planification de la gestion de l'eau établi pour chaque bassin ou groupement de bassins, qui fixe les orientations fondamentales permettant de satisfaire à une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau, détermine les objectifs assignés aux masses d'eau et prévoit les dispositions nécessaires pour atteindre les objectifs environnementaux, pour prévenir la détérioration de l'état des eaux et pour décliner les orientations fondamentales. Les SDAGE, approuvés pour la première fois en 1996 en application de la loi sur l'eau de 1992, ont été mis à jour fin 2009 pour répondre aux exigences de la directive cadre sur l'eau (DCE). Ils incluent désormais les plans de gestion prévus par cette directive. Le SDAGE est élaboré et adopté par le comité de bassin, et approuvé par le préfet coordonnateur de bassin. Le secrétariat technique de bassin constitue l'instance technique en charge de rédiger les éléments constitutifs du SDAGE. Il est établi pour la durée d'un cycle de gestion de six ans (2010-2015, 2016-2021, 2022-2027...) et est accompagné d'un programme de mesures qui identifie les mesures clefs permettant d'atteindre les objectifs définis. Les programmes et les décisions administratives dans le domaine de l'eau ainsi que les schémas départementaux de carrières (SDC) doivent être compatibles, ou rendus compatibles, avec les dispositions du SDAGE. Les schémas de cohérence territoriale (SCOT), les plans locaux d'urbanisme (PLU) et les cartes communales doivent être compatibles, ou rendus compatibles dans un délai de trois ans, avec les orientations fondamentales et les objectifs de qualité et de quantité définis par le SDAGE.

Alimentation en Eau Potable (AEP)

Ensemble des équipements, des services et des actions qui permettent, en partant d'une eau brute, de produire une eau conforme aux normes de potabilité en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs. On considère 5 étapes distinctes dans cette alimentation : prélèvements, captages, traitement pour potabiliser l'eau, adduction (transport et stockage), et distribution au consommateur.

Contamination

Processus par lequel un biotope - et (ou) une population, voire une communauté toute entière - se trouve exposé à un polluant chimique ou radioactif.

Directive
Acte juridique adressé aux Etats membres qui fixe des objectifs sans prescrire par quels moyens ces objectifs doivent être atteints. Les Etats destinataires ont donc une obligation quant au résultat mais sont laissés libres quant aux moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. A l'initiative de la Commission, la cour de justice des communautés européennes peut sanctionner les Etats qui ne respecteraient pas leurs obligations.
Hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP)
Groupe de plus de 100 composés organiques différents constitués de plusieurs anneaux de benzène. Certains d'entre eux sont persistants et cancérigènes. Les hydrocarbures aromatiques polycliques, plus connus sous le sigle HAP, sont généralement formés lors de la combustion incomplète de charbon, de pétrole, de gaz, de déchets ou d'autres substances organiques.
Matière oxydable (MO)
Matière organique carbonée ou azotée (substance d'origine biologique). Les matières oxydables constituent l'essentiel de la partie biodégradable de la pollution organique rejetée. Pour les éliminer, les bactéries présentes dans le milieu utilisent l'oxygène dissous dans l'eau. Des déversements importants de matière organique peuvent entraîner des déficits notables en oxygène dissous, perturbant ainsi l'équilibre biologique d'un cours d'eau.
Synonyme : Matière organique.
Phytosanitaire
Produits destinés aux soins des végétaux. Il peut exister une confusion avec les pesticides, qui sont des produits phytosanitaires, mais seulement destinés à lutter contre les organismes jugés nuisibles. Les produits phytosanitaires sont utilisés en quantités importantes, dans différents domaines d'application : en premier lieu l'agriculture, mais aussi la voirie (entretien des routes et des voies ferrées) et divers usages privés (jardinage, traitement des locaux, etc.). En fait les phytosanitaires dénomment les mêmes produits que les pesticides mais ils sont alors utilisés pour l'agriculture et la protection des cultures. Les produits phytosanitaires regroupent un grand nombre de classes de produits telles que : les insecticides (qui tuent les insectes), les fongicides (qui éliminent les champignons), les herbicides (qui désherbent), les nématicides (qui tuent les nématodes et les vers de terre), les rodonticides (utilisés pour se débarrasser des différents rongeurs tels que rats, souris, mulots, lérots, …).
Synonymes : Pesticide, Produit phytosanitaire.
Système d'Information sur l'Eau (SIE)
Système d'information conçu pour répondre aux besoins des parties prenantes (dont le grand public) en matière d'information environnementale publique dans le domaine de l'eau. Il recueille, bancarise et diffuse les données et les indicateurs sur l'eau, les milieux aquatiques et leurs usages. Son point d'entrée est le portail www.eaufrance.fr.