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Tableau interactif : l’état des cours d’eau et masses d’eau souterraine de Bretagne

28 avril 2016

Le site de l’observatoire de l’eau en Bretagne est un projet collaboratif qui a pour objectifs de valoriser la connaissance des producteurs de données sur l’eau concernant la Bretagne. Des nouveautés relatives aux différents tableaux de bord disponibles sur le site viennent de faire leur apparition : il est maintenant possible d’accéder à un tableau de bord interactif sur l’état des masses d’eau souterraine de Bretagne ainsi que sur l’état écologique des cours d’eau de la région.

Le nouveau tableau de bord interactif consacré à l’état des masses d’eau souterraine de Bretagne propose une évaluation de l’état chimique et quantitatif des masses d’eau souterraine de la région. Pour rappel, l’évaluation de l’état chimique est définie par la directive-cadre sur l’eau (DCE*) et sa directive fille « eaux souterraines ». La méthode d’évaluation de l’état chimique employée repose principalement sur la comparaison entre une concentration moyenne calculée et la valeur seuil définie au niveau européen ou au niveau national. Le tableau valorise les données du dernier état des lieux 2013 des masses d’eau mises à disposition par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne ainsi que l’historique des données depuis 2007.

Le tableau de bord sur l’état écologique des cours d’eau a, lui, été entièrement reformaté. Il permet désormais de consulter le détail des éléments de l’état écologique des cours d’eau bretons du dernier état des lieux 2013 des masses d’eau ainsi que des précédents états des lieux depuis 2006. Organisé en 3 volets, il propose des résultats à l’échelle de la masse d’eau ou de la station qualité retenue. À noter également, une mise à jour du tableau de bord interactif sur l’évolution des volumes d’eau brute prélevés en Bretagne a été effectuée.

Sur le site de l’observatoire de l’eau en Bretagne :
- Accéder à l’évaluation détaillée de l’état des masses d’eau souterraine de Bretagne
- Accéder à l’évaluation détaillée de l’état écologique des cours d’eau de Bretagne

Sur www.ades.eaufrance.fr, accéder au portail national d’accès aux données sur les eaux souterraines.

Sur www.naiades.eaufrance.fr, accéder aux données sur la qualité des eaux de surface.

Sur www.seee.eaufrance.fr, accéder au portail de l’évaluation de l’état des eaux de surface et des eaux souterraines.

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Glossaire des mots associés à la page

Directive cadre sur l'eau (DCE)

Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau, communément appelée directive cadre sur l'eau (DCE). Elle fixe des objectifs environnementaux et des échéances pour améliorer l'état écologique et l'état chimique des masses d'eau de surface ainsi que l'état quantitatif et l'état chimique des masses d'eau souterraine. Certaines masses d'eau, créées par l'activité humaine ou fondamentalement modifiées dans leurs caractéristiques par l'activité humaine, peuvent être désignées comme respectivement masses d'eau artificielles (MEA) ou masses d'eau fortement modifiées (MEFM). Dans ce cas, leurs caractéristiques et leur fonctionnement écologiques sont décrits par un potentiel écologique. La DCE fixe en particulier l'objectif général d'atteindre le « bon état » ou le « bon potentiel » des masses d'eau d'ici 2015, et établit une procédure de planification à cette fin. Suivant des cycles de gestion de six ans (2010-2015, 2016-2021, 2022-2027...) et au sein de chaque bassin ou groupement de bassins, un état des lieux doit être réalisé, un programme de surveillance doit être défini, une participation du public doit être assurée dans le cadre de l'élaboration du calendrier, du programme de travail et de la synthèse provisoire des questions importantes, ainsi que des projets de plans de gestion (qui sont inclus dans un SDAGE) et de programmes de mesures. Dans une logique de développement durable, les considérations économiques ont été explicitement prises en compte dans la directive. Ainsi, des exemptions sont prévues à l'atteinte du bon état et du bon potentiel d'ici 2015, qui peuvent être justifiées notamment par des coûts disproportionnés. Il doit, de plus, être fait état des mesures prises en matière de tarification de l'eau et de récupération des coûts des services de l'eau.