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Cours d’eau picards : une qualité hydrobiologique contrastée

2 décembre 2015

La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) de Picardie réalise chaque année, en partenariat avec les Agences de l’Eau Artois-Picardie et Seine-Normandie, différents prélèvements et analyses sur les cours d’eau picards. Une synthèse 2014 concernant leur qualité hydrobiologique vient de paraître : la situation est contrastée sur les territoires.

La Picardie est drainée par un réseau hydrographique assez développé. Éléments prépondérants du patrimoine écologique de la région, les cours d’eau picards et leur qualité biologique font l’objet d’un suivi régulier tel que l’exige la Directive*-cadre sur l’Eau (DCE*). Le bulletin n°203 de la DREAL Picardie concernant la qualité hydrobiologique de ces cours d’eau est paru en novembre 2015. Les résultats sont retranscrits sous forme de différents indicateurs de qualité basés sur l’écologie d’organismes aquatiques, animaux et végétaux, chacun contribuant à l’évaluation de l’état des cours d’eau.

À titre d’exemple, les macro-invertébrés aquatiques sont des témoins de la qualité biologique des cours d’eau. Organismes de petite taille, ils exercent des fonctions écologiques importantes. Le bulletin montre que l’examen de ces indicateurs obtenus en 2014 met en évidence des situations variées quant à la qualité des cours d’eau. Sur l’ensemble du document, les résultats montrent globalement une légère régression en 2014 de la qualité biologique des cours d’eau de Picardie par rapport à la période d’observation 2007-2013.

Sur le site de la DREAL Picardie : accéder au document

Sur www.rapportage.eaufrance.fr, en savoir plus sur la Directive*-cadre sur l’eau.

Sur www.artois-picardie.eaufrance.fr, accéder aux données dans le bassin Artois-Picardie.

Sur www.seine-normandie.eaufrance.fr, accéder aux données dans le bassin Seine-Normandie.

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Glossaire des mots associés à la page

Directive cadre sur l'eau (DCE)

Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau, communément appelée directive cadre sur l'eau (DCE). Elle fixe des objectifs environnementaux et des échéances pour améliorer l'état écologique et l'état chimique des masses d'eau de surface ainsi que l'état quantitatif et l'état chimique des masses d'eau souterraine. Certaines masses d'eau, créées par l'activité humaine ou fondamentalement modifiées dans leurs caractéristiques par l'activité humaine, peuvent être désignées comme respectivement masses d'eau artificielles (MEA) ou masses d'eau fortement modifiées (MEFM). Dans ce cas, leurs caractéristiques et leur fonctionnement écologiques sont décrits par un potentiel écologique. La DCE fixe en particulier l'objectif général d'atteindre le « bon état » ou le « bon potentiel » des masses d'eau d'ici 2015, et établit une procédure de planification à cette fin. Suivant des cycles de gestion de six ans (2010-2015, 2016-2021, 2022-2027...) et au sein de chaque bassin ou groupement de bassins, un état des lieux doit être réalisé, un programme de surveillance doit être défini, une participation du public doit être assurée dans le cadre de l'élaboration du calendrier, du programme de travail et de la synthèse provisoire des questions importantes, ainsi que des projets de plans de gestion (qui sont inclus dans un SDAGE) et de programmes de mesures. Dans une logique de développement durable, les considérations économiques ont été explicitement prises en compte dans la directive. Ainsi, des exemptions sont prévues à l'atteinte du bon état et du bon potentiel d'ici 2015, qui peuvent être justifiées notamment par des coûts disproportionnés. Il doit, de plus, être fait état des mesures prises en matière de tarification de l'eau et de récupération des coûts des services de l'eau.

Directive
Acte juridique adressé aux Etats membres qui fixe des objectifs sans prescrire par quels moyens ces objectifs doivent être atteints. Les Etats destinataires ont donc une obligation quant au résultat mais sont laissés libres quant aux moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. A l'initiative de la Commission, la cour de justice des communautés européennes peut sanctionner les Etats qui ne respecteraient pas leurs obligations.