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Bulletin de situation hydrologique du 11 novembre 2011

17 novembre 2011

Dans la continuité du mois de septembre, le mois d’octobre 2011 a été globalement chaud et sec. Avec une température moyenne sur la France qui a dépassé de 1,4 °C la moyenne de référence 1971-2000, ce mois se classe parmi les 10 plus chauds des 50 dernières années.

Les cumuls de précipitations sont globalement déficitaires sur l’ensemble du pays à l’exception de la pointe du Finistère et d’une partie du Languedoc-Roussillon suite aux fortes pluies de la dernière décade. Avec un déficit pluviométrique global de 45%, ce mois s’inscrit parmi les mois d’octobre les plus secs des 50 dernières années, sans être pour autant exceptionnel. Ainsi dans les années récentes, octobre 2007 (déficit de 58%), octobre 1995 (déficit de 50%) et plus encore octobre 1985 (déficit de 78%) ont connu des déficits pluviométriques plus marqués.

Depuis le début de l’année hydrologique (septembre 2011), les cumuls de précipitations sont globalement déficitaires de 25 à 50% sur l’ensemble du territoire. Ce déficit et les fortes chaleurs du mois de septembre et de début octobre sont également directement responsables d’un déficit de précipitations efficaces sur la quasi-totalité du pays, limitant la recharge des nappes.

Au 1er novembre 2011, les sols superficiels sont secs sur une grande partie du territoire, à l’exception de la Seine-Maritime, de la région parisienne, du Languedoc et des Vosges à l’est de la Provence.

Les faibles précipitations des mois de septembre et début octobre n’ont pas permis la recharge des aquifères et plus des deux tiers des réservoirs (79%) affichent un niveau inférieur à la normale. C’est le cas sur la plus grande partie du Bassin* parisien et dans le Sud-Ouest pour plusieurs grands aquifères. On peut citer les nappes de Beauce, du Bas-Dauphiné, du Champigny en Ile-de-France ou encore les nappes du bassin de la Garonne. Cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique.

Par rapport au dernier bulletin, la proportion de niveaux stables ou en hausse n’a pas fortement évolué (38% des niveaux au 1er novembre pour 33% au 1er septembre). On note cependant, à l’échelle nationale, qu’un nombre croissant d’indicateur traduit une situation plus stable que précédemment. On se situe, semble-t-il, à la période charnière d’inversion de la tendance d’évolution du niveau des nappes.

La grande majorité des niveaux reste cependant en baisse (62%), en particulier dans les régions où les niveaux sont déjà inférieurs aux normales (majorité du bassin Seine-Normandie et certains secteurs du bassin Adour-Garonne). Pour ces territoires, les rares pluies du début d’automne n’ont pas permis d’inverser la tendance d’évolution à la baisse du niveau des nappes.

Les faibles précipitations ont aussi eu un effet sur les débits mesurés sur les rivières au cours du mois d’octobre qui sont inférieurs à la normale sur la quasi totalité du territoire. 31 % des débits mesurés en octobre affichent des valeurs très faibles observées moins d’une année sur dix (fréquence inférieure à la décennale sèche) contre 11% des débits mesurés en septembre.

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Bassin

Circonscription hydrographique française la plus grande en matière de planification et de gestion de l'eau. C'est à l'échelle du bassin ou du groupement de bassins qu'est élaboré le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et son programme de mesures. C'est à cette échelle qu'opèrent les grands acteurs de la gestion de l'eau que sont les comités de bassin, les préfets coordonnateurs de bassin et les délégations de bassin, ainsi que les agences de l'eau. Il existe quatorze bassins ou groupements de bassins en France.

Synonymes : District, Bassin DCE, Groupement de bassins.