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Bulletin de situation hydrologique du 14 janvier 2012

25 janvier 2012

Ce mois de décembre 2011, pluvieux sur la majeure partie de la France, fait suite à un automne 2011 exceptionnellement chaud et extrêmement sec. Les températures du mois de décembre ont encore été très douces. Moyennée sur la France, la température mensuelle est supérieure de 2 °C à la normale de référence 1971-2000. Cette douceur à l’échelle de la France, qui s’est confirmée tout au long de l’année, classe l’année 2011 comme la plus chaude depuis 1900.

Au mois de décembre, les précipitations ont été très contrastées : quasi-inexistantes sur le pourtour méditerranéen avec un déficit de 75%, mais abondantes sur le reste du pays où les cumuls de pluie ont été souvent deux à trois fois supérieurs à la normale.

Depuis le début de l’année hydrologique (septembre 2011), les cumuls de précipitations sont légèrement déficitaires sur l’ensemble du pays avec toutefois un déficit plus important, de l’ordre de 50 à 75%, sur la Balagne, le nord-ouest de la Haute-Garonne et le sud du Tarn-et-Garonne. Ce déficit pluviométrique et les températures exceptionnellement chaudes de l’automne sont responsables du déficit de précipitations efficaces sur la totalité du pays hormis sur le Sud-Est. Les cumuls n’atteignent que 25 à 50% de la normale sur le nord de Midi-Pyrénées, le nord de l’Alsace, le Cambrésis et du sud de l’Ille-et-Vilaine à la région d’Alençon dans l’Orne.

Au 1er janvier 2012, les sols superficiels sont proches de la saturation sur une très grande partie du pays. Seuls le nord de la Haute-Garonne et la Balagne présentent des sols encore très secs (le déficit atteint 60 à 90%).

Le niveau des nappes au 1er janvier 2012 est assez peu contrasté et se maintient majoritairement sur des valeurs inférieures à la normale. Une grande majorité des réservoirs (64%) affichent ainsi un niveau inférieur à la normale du fait du déficit de précipitations efficaces de l’automne 2011 cumulé parfois à plusieurs années de déficit pluviométrique. C’est le cas sur la plus grande partie du Bassin* parisien, sur le secteur du Rhône et dans le Sud-Ouest pour plusieurs grands aquifères. On peut citer les nappes de Beauce, la nappe de la Craie en Normandie ou en Champagne et en Bourgogne, ou encore les nappes du bassin de la Garonne. Toutefois, la proportion de niveaux en hausse (55%) s’est sérieusement améliorée par rapport à la référence d’automne. 32% des indicateurs présentent des niveaux stables et seulement 12% sont encore en baisse. On peut donc considérer, à l’échelle nationale, que l’on est rentré désormais dans la période de recharge des nappes. Il conviendra cependant de confirmer cette tendance sur les premiers mois de l’année 2012.

Les débits minimums mesurés au cours du mois de décembre ont encore été très inférieurs aux normales. En effet, l’étiage s’est poursuivi sur une grande partie du territoire, à l’exception du pourtour méditerranéen, jusqu’aux premiers jours du mois de décembre. 40 % des débits mesurés en décembre affichent encore des valeurs minimales très faibles observées moins d’une année sur dix (fréquence inférieure à la décennale sèche).

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Bassin

Circonscription hydrographique française la plus grande en matière de planification et de gestion de l'eau. C'est à l'échelle du bassin ou du groupement de bassins qu'est élaboré le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et son programme de mesures. C'est à cette échelle qu'opèrent les grands acteurs de la gestion de l'eau que sont les comités de bassin, les préfets coordonnateurs de bassin et les délégations de bassin, ainsi que les agences de l'eau. Il existe quatorze bassins ou groupements de bassins en France.

Synonymes : District, Bassin DCE, Groupement de bassins.