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Bulletion de situation hydrologique du 13 juin 2012

15 juin 2012

Les précipitations au mois de mai ont été moins abondantes qu’au cours du mois précédent mais sont en moyenne légèrement supérieures à la normale sur le territoire. La pluviométrie est très contrastée : elle est excédentaire de la Lorraine au sud de la Champagne et à la Bourgogne, du Bassin* parisien à l’Anjou, sur le Massif central et le nord de Midi-Pyrénées, ainsi que sur la Provence et la Corse, mais déficitaire sur l’extrême nord, du sud de la Bretagne à l’Aquitaine, ainsi que sur le Roussillon. Le cumul de précipitation ne représente dans ces régions que 50%, voire 25%, des précipitations normales pour un mois de mai.

Depuis septembre 2011, début de l’année hydrologique, le cumul de précipitation est proche de la normale à l’échelle du pays. On distingue toutefois des zones déficitaires où ce cumul ne représente que 50 à 75% de la normale comme le nord du Bas-Rhin, du nord-ouest de la Vendée à la Loire-Atlantique jusqu’au sud du Morbihan et à l’ouest de l’Ille-et-Vilaine, ainsi que sur le centre de Midi-Pyrénées.

Le cumul des pluies efficaces depuis septembre 2011 est déficitaire ou proche des normales sur l’ensemble de la France, hormis sur le Roussillon, le Var, les Alpes-de-Haute-Provence et très localement le relief est de la Haute-Corse où le cumul est excédentaire de 25 à 50%. A l’inverse, le cumul de précipitation efficace est localement inférieur à 25% de la normale sur le Bas-Rhin, la Seine-et-Marne, en Haute-Garonne, et de la Loire-Atlantique à l’Ille-et-Vilaine et à la Mayenne. Les sols superficiels sont proches de la saturation sur une grande partie du territoire mais il existe des contrastes importants entre régions. L’humidité des sols est excédentaire de 40 à 60 % sur le littoral ouest et nord de la Corse, dans l’arrière-pays provençal, de la Charente à la Sarthe et sur la région de Nancy (54). Ils sont particulièrement secs en plaine d’Alsace, en plaine toulousaine, sur le littoral des Pays de la Loire et dans la région de Lens (62) où par endroit l’humidité ne représente que 30 à 50% de l’humidité normale pour un mois de mai.

L’enneigement ne concerne plus que les reliefs du nord des Alpes, il a quasiment disparu des Pyrénées. Dans ces deux massifs, la couverture neigeuse ne représente que 25 à 50% d’un enneigement normal pour un début de mois de juin.

Le niveau des nappes au 1er juin 2012 est hétérogène d’une région à l’autre. La moitié des réservoirs (49%) affichent désormais un niveau normal à supérieur à la normale. C’est le cas pour tout le quart sud-est de la France, pour le sud-est du bassin parisien pour l’ouest du pays et pour plusieurs secteurs du bassin aquitain. Cette situation est le résultat des précipitations importantes qui ont marqué ce printemps 2012 et qui ont quelque peu amorti le déficit de recharge de la période hivernale. Sur l’ensemble du territoire, un tiers des niveaux (32%) est orienté à la hausse et une grande partie (38%) confirme une relative stabilité. 30% des indicateurs présentent des niveaux en baisse. La stabilisation des niveaux marque donc une grande partie du territoire, à l’image des grands bassins, Parisien et Aquitain, ainsi que le quart sud-est du pays.

Grâce aux précipitations d’avril et de mai, l’hydraulicité des cours d’eau est maintenant presque partout proche ou supérieure à la normale. Seuls quelques cours d’eau dans les Pyrénées Orientales, les Hautes Pyrénées et dans l’ouest lyonnais affichent une hydraulicité ne représentant que 50% du débit moyen mensuel. Les débits minimum mesurés au cours du mois de mai confirment cette nette amélioration des conditions. Sur l’ensemble des données disponibles sur les débits minimum observés, seuls 5% correspondent à des valeurs inférieures à la fréquence quinquennale sèche. En synthèse, les précipitations importantes du mois de mai, quoique inégalement réparties sur le territoire, ont permis de confirmer l’amélioration de la situation hydrologique entamée le mois précédent. Si, à l’échelle nationale, la période de recharge hivernale des nappes n’a pas été très efficace, les pluies de printemps ont eu, quant à elles, un effet très bénéfique sur l’évolution du niveau des nappes observée fin mai. Toutefois, des difficultés persistent sur certains secteurs, en particulier dans les Hautes-Pyrénées et en Alsace. La vigilance est donc toujours de mise et il convient de renouveler les préconisations générales de gestion économe de la ressource en eau.



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Bassin

Circonscription hydrographique française la plus grande en matière de planification et de gestion de l'eau. C'est à l'échelle du bassin ou du groupement de bassins qu'est élaboré le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et son programme de mesures. C'est à cette échelle qu'opèrent les grands acteurs de la gestion de l'eau que sont les comités de bassin, les préfets coordonnateurs de bassin et les délégations de bassin, ainsi que les agences de l'eau. Il existe quatorze bassins ou groupements de bassins en France.

Synonymes : District, Bassin DCE, Groupement de bassins.